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28è sommet de l’Union Africaine: le Maroc réintégré

By on January 30, 2017

Lundi 30 janvier 2017, premier jour du sommet de l’organisation continentale, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, a été élu président de la Commission de l’UA, en remplacement de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, pour un mandat de quatre ans.

Le président guinéen Alpha Condé a été désigné à la présidence tournante de l’organisation. Il remplace le président tchadien, Idriss Déby Itno. Très ému, Alpha Condé a rappelé qu’« Au-delà de l’intégration de nos Etats, nous devons réussir celle de nos peuples » et « l’Union africaine ne serait justifier son existence si elle n’arrive pas à améliorer la vie des populations ». Pour rappel, Alpha Condé a joué un rôle clé dans la résolution de la crise gambienne. Après des jours et jours d’attente, l’Union africaine a salué la jeune démocratie gambienne, mercredi dernier, lors de l’ouverture du conseil exécutif de l’Union africaine.

Nkosazana Dlamini Zuma, qui quitte la direction de la Commission après cinq ans et un bilan en demi-teinte, a également rendu un hommage appuyé à l’ancien dirigeant cubain Fidel Castro, « le plus grand révolutionnaire internationaliste de notre temps ».

La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a confirmé que “la majorité des Etats membres avait accepté la demande du Maroc de réintégrer l’Union africaine”.

En 1984, Rabat avait quitté l’ex-Organisation de l’unité africaine (OUA) – devenue Union africaine au début des années 2000 – pour marquer son désaccord sur le dossier du Sahara occidental.

L’ex-OUA avait alors admis en son sein la République arabe sahraouie démocratique proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme étant une partie du sien.

Le Maroc a annoncé en juillet dernier sa volonté de revenir au sein de l’UA.

Le roi Mohammed VI, présent lundi à Addis Abeba, a multiplié ces derniers mois les visites officielles dans plusieurs capitales africaines, pour obtenir leur soutien.

Le Maroc, alors dirigé par Hassan II, père de l’actuel monarque Mohammed VI, avait quitté l’OUA, ancêtre de l’UA, en 1984. Il entendait ainsi protester contre l’admission au sein de l’institution de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme sien.

Le Sahara occidental, qui borde le nord de la Mauritanie, est contrôlé par le Maroc depuis 1976 et revendiqué par le Front Polisario qui, soutenu par l’Algérie, demande une indépendance totale pour former la République arabe sahraouie démocratique.

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