Don't Miss

Soudan: tentative de médiation pour régler le sort d’Abyei

By on May 24, 2011

Depuis le dimanche 22 mai 2011, le président ougandais tente de mettre sur pied une médiation régionale pour trouver une solution à la crise d’Abyei. Située sur la frontière entre le Nord et le Sud-Soudan, cette enclave riche en pétrole est passée sous le contrôle de l’armée régulière de Karthoum, samedi 21 mai 2011, après trois jours de combats intenses. Selon l’ONU, plus de 15 000 ont fui la ville.
La ville d’Abyei était en proie, lundi 23 mai 2011, à des incendies et à des pillages, qui sont l’oeuvre de civils armés. Depuis la prise de la ville samedi 21 mai par l’armée soudanaise, Abyei s’est vidée de ses habitants qui fuient vers le sud.

Abyei est l’un des noeuds de la crise entre le Nord et le Sud. Cette enclave particulièrement riche en pétrole est revendiquée par les deux parties. Khartoum a juré de rester à Abyei, défiant les Nations unies qui demandent à l’armée régulière de Karthoum de mettre fin aux pillages et de se retirer de la localité.

« Nous demandons à ce que le gouvernement de Khartoum protège les civils à d’Abyei, comme ce sont eux qui contrôlent la ville et qu’ils ont dissous les autorités locales, il faut qu’ils fassent cesser les attaques menées par des civils armés », a déclaré le porte-parole de l’UNMIS, la mission des Nations unies au Soudan, Kouyder Zerouk.
Les Etats-Unis demandent aussi aux autorités de Khartoum de se retirer d’Abyei. De son côté, le président ougandais, Yoweri Museveni, tente de mettre sur pied une initiative régionale pour désamorcer le conflit. Selon Okello Oreym, son ministre des Affaires étrangères, il travaille activement depuis dimanche à mobiliser les chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest pour créer une médiation entre les gouvernements du Nord et du Sud-Soudan.

Okello Oreym précise que la prise d’Abyei par l’armée du Nord-Soudan samedi pourrait compromettre les perspectives de paix au-delà du Soudan, en l’occurrence dans la région des Grands Lacs. L’accord de paix signé en 2005 entre le Nord et le Sud-Soudan avait été parrainé par les Etats qui comprennent, entre autres, les pays comme l’Ouganda, le Kenya et l’Ethiopie.

La prise d’Abyei est un coup dur pour le président ougandais qui avait déclaré lors de son investiture jeudi dernier en présence du président Sud-Soudanais Slava Kiir que l’Ouganda allait apporter du pétrole depuis la région contestée d’Abyei. Dans le passé, l’armée ougandaise avait menacé le Nord-Soudan d’intervenir militairement au côté du Sud-Soudan si ce dernier était agressé. Mais elle adopte désormais un ton moins péremptoire.

RFI.

About AfricaTimes

Leave a Reply

Your email address will not be published.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.