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Maroc: la militante sahraoui Aminatou Haidar serait en danger…

By on December 6, 2009

La militante pro-Polisario Aminatou Haidar est en “danger” alors qu’elle mène son 21e jour de grève de la faim pour pouvoir retourner chez elle au Sahara occidental, ce que le Maroc refuse, a déclaré dimanche un de ses proches.

“Elle traverse un moment risqué. Le danger vient de ce que sa force mentale la fait paraître mieux qu’elle n’est réellement. Elle souffre de vertiges, de pertes de vision. Elle a passé une mauvaise nuit, avec des douleurs”, a déclaré à des journalistes Fernando Peraita, porte-parole de la plate-forme de soutien à Aminatou Haidar.

Le Maroc a refusé une nouvelle fois samedi d’autoriser le retour au Sahara occidental de la militante Aminatou Haidar, suscitant l’irritation de Madrid qui cherche une solution au problème.

Elle a été expulsée le 14 novembre du Sahara occidental par les autorités marocaines, qu’elle accuse de lui avoir retiré son passeport marocain, et observe depuis le 16 novembre une grève de la faim à Lanzarote.

“Son temps est en train de s’achever. Nous ne pouvons plus parler de semaines, mais d’heures ou de jours”, a déclaré au journal El Pais le médecin qui suit Mme Haidar, Domingo de Guzman Perez Hernandez.

“Nous demandons au gouvernement (espagnol) de ne pas jeter l’éponge”, a déclaré M. Peraita devant le petit local situé entre les terminaux 1 et 2 de l’aéroport de Lanzarote où se trouve, recluse, Aminatou Haidar.

“Nous demandons une intervention urgente de (José Luis Rodriguez) Zapatero (le chef du gouvernement, ndlr) et du roi” d’Espagne Juan Carlos, a-t-il ajouté.

“Nous considérons que le gouvernement (espagnol) est responsable” du cas de Mme Haidar. “C’est une responsabilité conjointe partagée par les gouvernements marocain et espagnol”, selon lui.

Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a déclaré dimanche que son pays connaissait des “difficultés” avec le Maroc sur ce dossier mais qu’il fallait préserver les relations entre les deux pays.

“Nous faisons tout ce que nous pouvons” pour trouver une solution “raisonnable”, a déclaré M. Zapatero en marge d’un acte officiel.

Dans l’après-midi, la préfecture des Canaries a dépêché une équipe médicale auprès de Mme Haidar pour l’inviter, selon son entourage, à cesser sa grève de la faim ou accepter d’être hospitalisée et alimentée artificiellement.

Mais Mme Haidar a rejeté cette offre d’assistance médicale.

L’entourage de l’activiste Pro-Polisario a par ailleurs lancé “un appel urgent à la communauté internationale pour que la famille d’Aminatou soit protégée”.

Fernando Peraita a expliqué que des policiers marocains, proférant des menaces, avait empêché des journalistes espagnols d’entrer dans la maison de Mme Haidar à Laâyoune alors qu’ils souhaitaient s’entretenir avec ses enfants, âgés de 13 et 16 ans.

Ces journalistes de l’agence EFE et de la radio Cadena Ser “sont devant la porte (de la maison) et la police les empêche de passer”, a assuré M. Peraita, y voyant “un pas de plus vers l’inhumanité de la part des autorités marocaines”.

Mme Haidar, visiblement affaiblie, est restée toute la journée de dimanche cloîtrée dans une petite pièce fermée du local où elle se trouve.

Elle n’en est sortie qu’à deux reprises, en chaise roulante et accompagnée par une personne de son entourage, pour aller aux toilettes.

Afp.

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