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Burkina Faso: 146 terroristes recherchés par l’armée

By on June 20, 2018

Les services de sécurité du Burkina Faso ont publié mercredi les noms de 146 personnes “activement recherchées”pour appartenance au groupe jihadiste Ansaroul Islam et pour des “actes ou complicité d’actes terroristes”.

La plupart opèrent dans le nord du pays notamment dans le groupe Ansarul Islam comme Abdoul Salam Dicko, alias Djaffar, présenté comme le leader actuel du groupe, très actif dans le nord du pays.

Sur la liste figurent des cadres de ce groupe jihadiste, ayant combattu avec Ansar Dine au Nord-Mali, ainsi que leurs rôles et les crimes dont ils sont accusés, et parfois leur dernière localisation et leur filiation.

Outre des combattants, des personnes radicalisées, des élus locaux, des leaders religieux et un enseignant figurent parmi les personnes recherchées.

Il y a également Aboubacar Sawadogo alias Bouba, un ancien militaire et formateur des combattants du mouvement Ansaroul Islam, qui fait également office de “conseiller militaire” du groupe.

Un autre formateur, Sawadogo Souleymane, déserteur de l’armée ayant servi au centre d’entrainement commando de Pô, et Tamboura Ali, démissionnaire de l’armée burkinabè après une mission de la Minusma au Mali, sont aussi recherchés.

Ils sont cités dans des attaques contre les positions de l’armée et les institutions de l’Etat depuis 2016.

Selon une note de l’armée, ils auraient un lien avec des groupes terroristes au Mali et dans le Sahel.

C’est un appel à témoin qui demande à toute personne qui aurait des informations les concernant à prendre attache avec les forces de sécurité, la police ou la gendarmerie pour aider à leur arrestation.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières dans le nord du pays. Depuis 2015, les attaques contre les civils et les positions de l’armée se sont multipliées, notamment dans le nord, le centre, l’ouest et l’est du pays. En janvier 2016, l’attaque du “Café Capuccino” a causé une trentaine de morts et celle du Restaurant “Aziz Istanbul” en août 2017 a coûté la vie à une vingtaine de personnes. Le 2 mars dernier, une double attaque a été perpétrée contre l’ambassade de France à Ouagadougou et le siège de l’état-major des armées.

Ces attaques se sont étendues à d’autres régions dont celle de l’Est, frontalière du Togo et du Bénin, où sévissent également des bandits armés et des contrebandiers.

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