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RDC: l’armée affronte des rebelles Maï Maï à Uvira

By on September 28, 2017

Depuis hier, mercredi 27 septembre, les populations de la petite ville d’Uvira vivent des moments intenses de frayeur. Les rebelles Maï Maï ont tenté une deuxième fois ce jeudi de s’infiltrer dans la ville.

Mercredi dans l’après-midi, les maï Maï version CNPSC, avaient attaqué par les colline. Mais les rebelles ne sont pas parvenus à entrer véritablement en ville. L’incursion a été repoussée par les FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo).
Ce jeudi, ils ont attaqué dans la matinée. La riposte des soldats gouvernementaux ne s’est pas fait attendre.

Les rebelles Maï Maï dont il est question ici sont ceux du CNPSC de William Yakutumba aux FARDC. Le commandant William Amuri alias Yakutumba. Ce dernier est un ancien soldat des FARDC qu’il quitte en 2007.

La Monusco (Mission des Nations Unies au Congo), longtemps critiquée pour son immobilisme est entrée dans la danse. Mercredi elle a fait front avec les soldats congolais. Et aujourd’hui, elle a engagé ses hélicoptères dans la bataille. Et pour cause, les rebelles du CNPSC n’ont pas lésiné sur les moyens. Ils ont attaqué par le lac Tanganyika munis de 4 petites embarcations. Selon des témoins, l’armée aurait détruit deux embarcations.

Un rebelle en plus, un rebelle de trop?

William Yakutumba, dont le mouvement se nourrit notamment des taxes prélevées dans les zones minières, affirme mener une « guerre de libération », et présente, comme tout bon “commandant”, un certain nombre de revendications sociales. Après avoir fait tomber le 24 septembre la ville de Mboko, il dit vouloir marcher sur Kinshasa et renverser Kabila. Et cette mission lui prendrait 2 mois. Rien que ça. Il dit disposer de 10.000 hommes répartis sur deux fronts : l’un au nord vers Uvira ; l’autre au sud vers Kalemie.

Le Congo nous a habitué depuis la chute de l’ancien président Mobutu, aux affrontements armés. De nombreuses rebellions ont fait leur terreau dans certaines provinces du pays. Tandis que d’autres couvent.
Le porte-parole des FARDC qui qualifiait lundi ce groupe de poignée de « bandits » affirme qu’ils bénéficient de soutiens venus des autres rives du Lac Tanganyika, Burundi ou Tanzanie, sans pour autant désigner un pays.

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