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Nigéria: un couvre-feu décrété au Biafra

By on September 14, 2017

Le gouverneur de l’Etat d’Abia, Okezie Ikpeazu, a annoncé mardi tard dans la nuit, que tous les habitants
de l’Etat devront rester chez eux entre 17H00 GMT et 6H00 du matin, jusqu’à vendredi.

Un couvre-feu a été décrété pour les trois prochaines nuits dans le sud-est du Nigeria, pour tenter d’apaiser les tensions grandissantes entre l’armée et les partisans igbos pour un Biafra indépendant.

La région est très pétrolifère et a toujours été en proie à des contestations violentes.
Les derniers jours ont été marqués par des heurts violents entre l’armée et les membres du mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra, qui réclament l’indépendance de cette région à grande majorité igbo.

Les derniers jours ont été marqués par des heurts violents entre l’armée et les membres du mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (IPOB), qui réclament l’indépendance de cette région à grande majorité igbo. Dimanche dernier, l’IPOB affirmait que cinq de ses membres avaient été tués, des propos aussitôt démentis par l’armée, les qualifiant de “fictionnels” et “très éloignés de la réalité”.

L’IPOB a affirmé mercredi que des soldats ont envahi la maison du chef de file du mouvement indépendantiste, Nnamdi Kanu à Umuahia (Etat d’Abia) et que quatre de ses supporters ont été tués alors qu’ils tentaient de leur bloquer le passage. Nnamdi Kanu est poursuivi pour trahison et atteinte à la sécurité de l’Etat. Il est actuellement en liberté provisoire sous caution, en attendant le début de son procès à Abuja, qui devrait avoir lieu le mois prochain.

Le président Muhammadu Buhari a déclaré le mois dernier, lors de son retour au Nigeria après un congé médical de trois mois, qu’il rétablirait l’ordre sécuritaire dans le pays, particulièrement aggravé depuis le début de l’année.

Le pouvoir fédéral voit dans ces contestations une menace pour l’unité du Nigeria. la guerre civile de 1967 à 1970, reste un souvenir douloureux au Nigéria. Plus d’un million de personnes en étaient mortes, notamment d’une famine. L’Etat central avait empêché tout approvisionnement en nourriture et en médicaments.

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