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Cameroun : retour forcé de 100 000 réfugiés nigérians

By on September 29, 2017

L’armée camerounaise est accusée par l’Ong Human Rights Watch (HRW) d’avoir procédé à l’expulsion massive
de demandeurs d’asile nigérians. Les déplacés nigérians qui ont trouvé refuge au Cameroun vivent dans des conditions précaires dans le nord du pays.
D’après un rapport de l’Ong sorti mercredi 27 septembre, 100.000 nigérians ont été reconduit vers la frontière non sans avoir subi des traitements inhumains tels : la torture, les sévices sexuels et autres.
Pourtant selon HRW, ces retours « involontaires » sont contraires aux consignes du HCR (Haut-commissariat aux réfugiés). En effet, selon l’agence des Nations Unies, on ne pas renvoyer de personnes vers le nord-est du Nigeria « jusqu’à ce que la situation en matière de sécurité et de droits humains ne se soit considérablement améliorée ».
Le rapport de 60 pages, intitulé « Forcés à monter dans des camions comme des animaux : Expulsions massives et abus par le Cameroun à l’encontre de réfugiés nigérians », laisse entendre que depuis le début de l’année 2015, des militaires camerounais ont torturé, agressé et exploité sexuellement des demandeurs d’asile nigérians dans des régions frontalières reculées.
« La torture et les mauvais traitements infligés par l’armée camerounaise aux réfugiés et demandeurs d’asile nigérians semblent être motivés par une décision arbitraire visant à les punir pour les attaques menées par Boko Haram au Cameroun, et à décourager les Nigérians de demander l’asile », a déclaré Gerry Simpson, chercheur senior auprès du programme Droits des réfugiés de Human Rights Watch.
Mais le Cameroun a le droit de réglementer la présence de ressortissants étrangers sur son territoire, notamment ceux qui constituent une menace pour sa sécurité. Les autorités doivent également mener des enquêtes approfondies sur les attaques perpétrées sur leur sol par des personnes suspectées d’appartenir à Boko Haram.
Les autorités camerounaises démentent tout renvoi forcé ou mauvais traitement à l’encontre de demandeurs d’asile nigérians. Sollicitées par Human Rights Watch pour s’exprimer sur les informations mentionnées dans le rapport, elles n’ont pas répondu. Depuis le début des années 1970, le Cameroun était considéré comme un pays hospitalier envers les réfugiés, accueillis dès lors par dizaines, puis par centaines de milliers.

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