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Des tirailleurs sénégalais reçoivent la nationalité française

By on April 17, 2017

François Hollande a présidé, samedi 15 avril à l’Elysée, une cérémonie de naturalisation de vingt-huit «tirailleurs sénégalais» ayant combattu dans les rangs de l’armée française en Indochine ou en Algérie, cinquante-sept ans après les indépendances africaines.

Ils sont 28 tirailleurs sénégalais à avoir été solennellement “réintégrés”, samedi 15 avril, dans la nationalité française, 60 ans après en avoir été privés par l’indépendance des colonies africaines de la France.

La cérémonie s’est déroulée sous les ors de la salle des fêtes du palais de l’Élysée. Dans le groupe, figurent 23 Sénégalais, deux Congolais, deux Centrafricains et un Ivoirien.

“Aujourd’hui, 15 avril, je peux dire que c’est ma seconde naissance. Je remercie le président d’avoir une pensée pour l’africain qui a combattu pour la France”, a déclaré l’Ivoirien Baka Fael, âgé de 82 ans.

Le corps des tirailleurs sénégalais a été fondé en 1857 au Sénégal par le gouverneur Louis Faidherbe.

Agé de 76 ans, le Sénégalais Daouda Faye Badji, un ancien commando chez les Parachutistes, a combattu en Indochine et en Algérie.

Dans son discours, le président de la République François Hollande a rappelé que de donner la nationalité française à ses soldats aujourd’hui très âgés, était réparer une injustice. François Hollande a même parlé d’une « dette de sang » que la France avait contracté auprès de ces tirailleurs.

Ils se sont “couverts de gloire sur tous les fronts”, a souligné François Hollande qui a remis à chacun d’eux le décret qui en fait un citoyen français.

Cette naturalisation est le fruit d’un long combat mené par Aissata Seck, petite-fille d’un tirailleur.

Maire adjointe d’une commune à l’est de Paris, elle avait lancé une pétition en novembre dernier pour la naturalisation des tirailleurs. « D’autres dossiers vont suivre pendant les mois prochains », selon Aïssata Seck. A l’Elysée, cependant, on précise que seules quelques dizaines de personnes sont concernées et seront naturalisées en préfecture.

« On sait qu’ils étaient plus de deux cent mille hommes lors de la première guerre mondiale, cent cinquante mille pour la seconde, soixante mille en Indochine… », rappelle l’historien Julien Fargettas, auteur d’un ouvrage consacré à ces « soldats noirs ».

Le président François Hollande a promis que tous les anciens tirailleurs qui résident en France et qui en feront la demande vont être naturalisés.

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