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Mali : Sommet des chefs d’Etat du G5 Sahel

By on February 7, 2017

Les chefs d’Etat du G5 Sahel étaient réunis lundi à Bamako, capitale du Mali pour discuter sur la situation sécuritaireau Mali et son impact dans le Sahel.

A l’issue de cette réunion extraordinaire, les présidents de l’organisation du G5 Sahel qui compte 5 pays du Sahel à savoir ; le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, ont trouvé un accord.
Les pays du G5 Sahel, qui se disent “en première ligne contre le terrorisme”, ont annoncé lundi 6 février à Bamako vouloir réaliser leur projet de force destinée à combattre les groupes jihadistes utilisant notamment le Mali comme “base de repli”. C’est la principale annonce du sommet extraordinaire qui s’est clôturée lundi à Bamako.
“Nous avons décidé de rendre effective la création d’une force G5 pour lutter contre le terrorisme”, a déclaré le président du Niger, Mahamadou Issoufou, lors de la conférence de presse finale du sommet, auquel participait aussi le dirigeant guinéen Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine (UA).
La décision de création de cette « force conjointe du G5 Sahel », dont ni les effectifs, ni le commandement, ni le mode de fonctionnement n’ont été précisés, remonte au sommet de l’organisation le 20 novembre 2015 à N’Djamena, la capitale tchadienne, selon le communiqué final.
« Ce que nous voulons, c’est que les pays européens nous donnent les moyens. Nous allons nous-mêmes être en première ligne dans la lutte contre le terrorisme dans l’espace G5. Comme ça, ils vont faire l’économie des vies de leurs soldats », a expliqué le président tchadien, Idriss Déby.
Il semblait faire miroiter une réduction des troupes de la force française Barkhane déployée dans la région, et des effectifs européens de la force de l’ONU au Mali (Minusma), la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués.
“Nous allons demander une résolution des Nations unies et du Conseil de sécurité pour appuyer la création de cette force”, a ajouté M. Issoufou.
Aucun détail n’a été donné sur le nombre de soldats qui seraient mobilisés ni où ils seraient basés.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en 2013 à l’initiative de la France et toujours en cours.
Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières. Ainsi, trois semaines auparavant, le 18 janvier dernier, Gao, principale ville du nord du Mali, a été victime d’un attentat-suicide qui a fait près de 80 morts. Une attaque revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Lancé en 2014, le G5 Sahel traduit la volonté ferme des dirigeants de cette région d’affronter la montée du terrorisme à travers, entre autres, la mutualisation des efforts et des énergies et la prise en compte des différentes initiatives régionales et internationales.

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