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Burkina Faso: pas de poursuites contre Soro

By on June 7, 2016

La justice du Burkina Faso a annoncé lundi, 06 juin 20161, qu’elle renonçait à son mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro pour son implication présumée dans le coup d’Etat manqué de septembre 2015.
Elle a demandé à la Côte d’Ivoire de le poursuivre dans le cadre d’une autre procédure dite de “dénonciation”.

“En ce qui concerne M. Guillaume Soro, le parquet du tribunal militaire a opté pour la procédure de dénonciation comme nous avons dénoncé les faits nous n’avons plus compétence d’émettre un mandat d’arrêt contre M. Guillaume Soro”, a déclaré le commissaire du gouvernement, le commandant Alioune Zanré, lors d’une conférence de presse.

La justice militaire burkinabée avait émis le 8 janvier un mandat d’arrêt contre l’ex-chef de la rébellion ivoirienne. Selon le commissaire du gouvernement, le commandant Alioune Zanré, le Burkina Faso rencontre des difficultés pour faire appliquer le mandat d’arrêt à cause du « principe selon lequel aucun Etat n’extrade son national ».

En outre, selon les “conventions multilatérales et bilatérales qui lient le Burkina aux autres organisations et pays l’extradition n’est pas possible en matière d’infraction politique” et “en matière d’infractions militaires”, a indiqué M. Zanré.

La justice burkinabée veut pousser plus loin son enquête sur l’enregistrement d’une conversation téléphonique supposée entre Djibrill Bassolé, ex-ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, et Guillaume Soro, et dans laquelle les deux interlocuteurs parlent du putsch en cours.
Depuis le putsch manqué de septembre dernier, les diplomaties ivoiriennes et burkinabées ne sont pas au beau fixe.

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