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RCA: grande indignation

By on February 6, 2014

Le lynchage d’un militaire, mercredi 5 février à l’issue d’une cérémonie très officielle présidée par le chef de l’Etat Catherine Samba Panza a provoqué des réactions d’horreur et suscité des condamnations.
Certains soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont roué de coups jusqu’à ce que mort s’ensuive un homme qu’ils accusent d’avoir fait partie de l’ex-rébellion de la Seleka. La scène s’est dérouléedans l’enceinte de l’Ecole nationale de la magistrature, alors que la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, venait d’accueillir 4 000 soldats prêts à rejoindre le rang.

Ce devait être une cérémonie marquant la renaissance des anciennes forces armées centrafricaines, les FACA. Elle est devenue le symbole de la violence aveugle qui a cours actuellement en Centrafrique.

Les réactions d’indignation se poursuivent de par le monde. Le représentant de l’ONU en Centrafrique, le général Babacar Gaye, estime que ce sont des incidents révélateurs mais également des incidents inadmissibles qui doivent faire l’objet d’enquêtes et de sanctions exemplaires.

Pour lui, “cette violence se traduit par un déchirement du tissu social et par une perte de repères sans précédent dans ce pays…”

La France, elle aussi, a réclamé des « sanctions exemplaires ».
La FIDH, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme réclame, pour sa part qu’une cellule spéciale d’enquête et d’instruction chargée de ces crimes soit mise en place.

Les événements d’hier ont amené le ministre français de la défense Jean Yves Le Drian à parler d’une probable prolongation du mandat de Sangaris. Pour lui ce serait “vraisemblable”.

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