Don't Miss

Cameroun: Titus Edzoa et Atangana libres

By on February 25, 2014

L’homme d’affaires franco-camerounais Michel Thierry Atangana et Titus Edzoa, ancien secrétaire général à la présidence de la République et très proche du président Paul Biya ont été libérés en vertu d’un décret présidentiel, après 17 ans de prison.

Michel Thierry Atangana, homme d’affaires franco-camerounais était accusé de détournement de fonds publics autant que le Professeur de médecine Titus Edzoa.
M. Atangana, et Titus Edzoa qui ont toujours clamé leur innocence, ont été condamné à 15 ans en 1997 pour “détournement de fonds publics.”

Ils ont passé 17 ans de privation de liberté dans un réduit d’à peine 10 mètres carré d’un sous-sol de la gendarmerie nationale (le SED) transformé en prison secondaire de Yaoundé en 2012.

Détenu depuis 1997, M. Atangana, a été condamné à nouveau en 2012 à 20 ans de prison au Cameroun.

Il était arrivé à Yaoundé en 1994 pour des projets routiers conduits par une structure dont la présidence de la république lui avait confié la direction.

Michel Thierry Atangana était un proche allié du Professeur Titus Edzoa, 66 ans, incarcéré pour corruption présumée depuis 1997, peu après avoir annoncé son intention de tenir contre le président Biya lors des prochaines élections.

Titus Edzoa avait brusquement démissionné en avril 1997, annonçant dans la foulée sa candidature à la présidence, avec pour directeur de campagne Michel Thierry Atangana, avant d’être arrêté quelques jours plus tard.

Michel Thierry Atangana, avait été condamné avec cet ancien proche du président camerounais Paul Biya, pour le détournement de 1,1 milliard de francs CFA et la tentative de détournement de 59,4 milliards de francs CFA.

Un décret du président camerounais Paul Biya, en date du 18 février, prévoyait des remises de peines collectives, dont celle de M. Atangana.

Le texte ordonnait “une remise totale de la peine restant à purger” pour les personnes condamnées pour détournement de fonds publics et “dont la détention a été supérieure à 10 ans”.

En mai 2013, le président François Hollande avait jugé “inadmissible” la durée de détention de M. Atangana.

Le Cameroun était également dans le collimateur du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme en plus de ce que d’aucuns qualifiaient d’amicale pression de la France.

About AfricaTimes

Leave a Reply

Your email address will not be published.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.