Don't Miss

RCA: Séléka menace de reprendre les armes

By on March 18, 2013

Le général congolais Léonard Essongo, représentant du médiateur dans la crise centrafricaine, le président Denis Sassou Nguesso du Congo, s’est rendu dimanche à Sibut à environ

200 km de la capitale Bangui avec cinq ministres rebelles pour discuter avec des responsables du groupé armé de l’application de l’accord de Libreville . Les deux parties devaient surtout parler du

cantonnement des combattants Séléka.

Devant l’émissaire du médiateur venu à leur rencontre pour recueillir leurs doléances, les rebelles ont déroulé une liste de revendications en onze points. Présentée par le porte-parole de leur

Etat-major Sylvain BORDAS, elles vont du retrait immédiat de la troupe sud africaine à la confirmation par décret de leur grade , en passant par l’intégration immédiate au sein de l’armée nationale de

2000 à 1000 combattants de la rébellion, pour assurer la sécurité de leurs représentants à Bangui ,et l’octroi immédiat des postes ministériels choisis.

La rébellion s’oppose aussi au cantonnement de leurs éléments dans des lieux différents et demande au gouvernement de les intégrer dans divers corps de sécurité choisis.

La liste est assortie d’un ultimatum de 72 heures à l’ endroit du président BOZIZE, appelé à répondre favorablement à leurs revendications.

« Dans le cas échéant nous allons reprendre nos armes » a menacé Sylvain BORDAS.

C’est à la fin de cette rencontre que les rebelles ont décidé de retenir leurs représentants au gouvernement qui ne sont pas rentrés à Bangui avec le représentant du médiateur . Leur décision a été

approuvée par le chef de la rébellion Séléka Michel DJOTODIA, par ailleurs vice-premier ministre, ministre de la défense au sein du gouvernement d’union nationale.

Devant ce durcissement de ton, le représentant du médiateur n’a pas caché son exaspération . Mais le général Léonard Essongo a affirmé qu’il espérait que les ministres de la rébellion retourneront

bientôt à Bangui pour occuper leurs postes au sein du gouvernement . Celui -ci avait été mis en place dans le cadre des accords de paix de Libreville signés en janvier 2012,il était censé mettre fin à

la crise inter centrafricain qui avait éclaté en décembre dernier.

Mais les deux parties s’accusent mutuellement de violer cet accord arraché sous l’égide de l’organisation sous régionale.

BBC.

About AfricaTimes

Leave a Reply

Your email address will not be published.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.