Don't Miss

Côte d’Ivoire: selon l’ONU, Ouattara à droit à être président

By on December 3, 2010

Richard Atem

Le sécrétaire général  de l’ONU,  Ban Ki-moon, conteste l’invalidation, par le Conseil constitutionnel, des résultats des élections prèsidentielles

En effet, les résultats, annoncés  jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI), créditaient Alassane Ouattara de 54,1% des péferences contre 45,9 des votes attribués a l’ancien président Laurent Gbagbo.

Mais la proclamation définitive du vainqueur devait etre faite par le Conseil constitutionnel, dirigé par Paul Yao N’Dré, un proche de Gbgbo, qui a renversé le rèsultat en invalidant le vote dans sept Départements du Nord et en donnant ainsi la victoire, a Gbagbo, avec 51,45% des suffrages, contre 48,55%. Ces Départments ont été longtemps sous le contrôle de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) hostiles a Gbagbo.

Selon les déclarations du  représentant spéciale de l’ONU en Cote d’Ivoire, Choi Young-jin,    la décision du Conseil “ne correspond  pas aux faits” étant donné que le second tour du 28 novembre s’ést “globalement déroulé dans une atmosphère démocratique. Et même si toutes les réclamations déposées par le camp Gbagbo étaient “prises en compte”, le résultat du second tour tel que proclamé jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI) “ne changerait pas, confirmant le candidat Alassane Ouattara vainqueur de l’élection présidentielle”.
Ses déclarations ont été ratifiées un peu plus tard par le sécrètaire géneral de l’ONU,  Ban Ki-moon, qui à ajouté un déclaration dans laquelle il assure che la mission militaire de son organisation  (UNOCI) dans le Pays,  avec 9.000 soldats, faira tout le possible pour préserver la paix et la surété . Il invite maintenant Ouattara à favoriser un procès de réconciliation nationale et Gbagbo a coopérer dans un processus paisible de transmission du pouvoir a son successeur.
Cette prise de position  est importante aussi parce que à son tour, le  Premier ministre ivoirien, Guillaume Kigbafori SORO, avait demandé a l’ONU de certifier les résultats du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 afin de lui permettre de tirer toutes les conséquences juridiques et politiques du processus électoral mené en Côte d’Ivoire.

Rendu plus fort par la prise de position de l’ONU, Alassane Ouattara s’est présenté dans une Dèclaration publique a Abidjian,  comme le président élu de la République de Côte d’Ivoire. ” Je demande maintenat à toutes les institutions, notamment les forces armées nationales, la gendarmerie, la police, d’assumer leur mission de protection des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire”, il a poursuivi, demandant la levée de “la mesure d’interdiction des médias étrangers qui émettent par le satellite”, en vigueur depuis jeudi soir. Il  a appelé les Ivoiriens à “demeurer sereins” et son “frère Laurent Gbagbo” à respecter leur choix.

Cependant le pays, sous couvre-feu jusquà dimanche,  est en partie coupé de l’extérieur après la décision de l’armée de fermer les frontières – en tout cas dans la partie sud sous son contrôle – et après la suspension de la diffusion des chaînes d’information étrangère.  Le risque est evidemment que la  Côte d’Ivoire reste divisée en deux champs et qu’il y ait  une nouvelle explosion de violence après deux semaines de fortes tensions marquées par une série d’affrontements sanglants.

A’ l’étranger, les Etats-Unis entérinent la victoire de Ouattara en appelant dès jeudi au respect des résultats de la CEI. La France s’est limitée a appeler les Ivoiriens “au calme et à la responsabilité”, et indiqué ne pas avoir changé son dispositif militaire en Côte d’Ivoire, où elle déploie la force Licorne (900 hommes)

About AfricaTimes

One Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.