Don't Miss

Côte d’Ivoire: l’ex-rébellion dément empêcher des Ivoiriens de fuir

By on December 27, 2010

Les Forces nouvelles (FN), l’ex-rébellion qui tient le nord de la Côte d’Ivoire depuis 2002, ont démenti dimanche empêcher des Ivoiriens fuyant leur pays de gagner le Liberia comme l’a affirmé le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

“Nous n’empêchons personne de traverser notre zone à partir de Danané (ouest) pour aller au Liberia”, a déclaré à l’AFP à Bouaké (centre), le porte-parole militaire des FN, Seydou Ouattara.

Samedi, le HCR avait affirmé avoir reçu des informations indiquant que certains éléments des FN qui soutiennent l’un des deux présidents proclamés de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, empêchaient des réfugiés de traverser librement vers le Liberia.

“Cela oblige les réfugiés des villages” de la région de Danané, proche de la frontière libérienne, “de dévier de leur route de près de 80 km vers le sud afin d’entrer au Liberia”, avait précisé le HCR qui avait appelé à “protéger les civils”.

Seydou Ouattara a indiqué que des populations de la localité de Zouanhouan et ses environs, située à 30 km de Danané, fuient depuis “plus d’une semaine” à la suite d’une attaque de “miliciens libériens appuyés par des éléments de la garde républicaine” fidèles au président Laurent Gbagbo, rival d’Alassane Ouattara.

“Au niveau de Danané, nous les mettons à la disposition du HCR qui s’occupe d’eux sur le plan psychologique, mental et nutritionnel”, a-t-il assuré. “Nous n’empêchons personne de sortir de nos zones”, a-t-il affirmé.

Selon le HCR, environ 14. 000 Ivoiriens ont fui vers le Liberia voisin depuis près d’un mois, pour échapper aux violences post-électorales dans leur pays qui selon l’ONU ont fait 173 morts du 16 au 21 décembre.

Emile Guiriéoulou, ministre de l’Intérieur de Laurent Gbagbo, a de son côté affirmé devant la presse à Abidjan que “ces milliers d’Ivoiriens qui se réfugient au Liberia, partent des zones sous contrôle de la rébellion pour fuir les exactions et autres violences exercées sur eux par les rebelles”.

“Il est regrettable que l’Onuci (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) et le Conseil des droits de l’Homme (de l’ONU) à Genève ne donnent pas plus de détails sur l’origine de ces départs massifs et leur cause”, a ajouté Emile Guiriéoulou.

En outre, “de nombreux Ivoiriens exerçant comme agents de l’Etat ou à titre privé dans la zone sous contrôle de la rébellion, ont quitté cette zone au lendemain du scrutin pour leur propre sécurité qui était menacée”, a-t-il affirmé.

Afp.

About AfricaTimes

Leave a Reply

Your email address will not be published.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.