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Côte d’Ivoire :Plusieurs morts dont un mutilé.

By on December 23, 2010

Journée terrible et horrible que celle du lundi dernier 20 décembre, pour des agents de la police nationale, en charge d’effectuer des constats sur le terrain. Cette journée là, a essentiellement été macabre, avec la découverte de plusieurs corps sans vie, dans la commune de Cocody.

A en croire en effet nos sources, c’est d’abord à la descente du pont dénommé « Viaduc », à quelques encablures seulement de la « Pisam », que la présence d’un macchabée est signalée. Les flics qui s’y déportent, découvrent effectivement un corps sans vie. L’homme, la trentaine environ, tout nu comme au premier jour de sa naissance et non circoncis, présente à la poitrine, l’orifice d’une balle. Et de plus, il a le bras gauche carrément sectionné. Il a été impossible pour les agents des forces de l’ordre, d’identifie ce mutilé. Dépourvu qu’il est, de papiers pouvant permettre de lui coller un nom sur le visage.

Un peu plus loin, dans les fleurs, à l’opposé même de la « Pisam », soit à environ 200 mètres du premier cadavre, deux autres corps sans vie de jeunes gens. Les deux sont, là aussi, des trentenaires, étendus sur le ventre et torses nus. Comme le premier, ces deux corps, à l’aspect repoussant, parce qu’en en état de putréfaction très avancée, n’ont pu être identifiés. Les deux défunts, étant sans papiers. Quelques instants plus tard, après les réquisitions, les services des pompes funèbres arrivent sur les lieux et procèdent à l’enlèvement des trois corps. Les agents des services constats de la police nationale croient alors en avoir terminé avec le macabre. Que nenni.

Une heure plus tard, une autre alerte, en provenance toujours de Cocody, leur parvient. Celle d’une autre découverte de cadavres. Cette fois, à l’arrière de la station « Pétro Ivoire » située elle, en face du carrefour menant au chic quartier du « Lycée technique-Palm club ». Sur place, les éléments de la police découvrent les deux corps en question, dans une marre d’eau pleine de détritus. Une puanteur insoutenable se dégage. Vu que les deux macchabées, portant des impacts de balles au même endroit, à savoir juste au dessus du nombril, sont pourris. L’un des défunts, la vingtaine, chaussé d’une paire de « lêkê (chaussures en caoutchouc) », n’a pu être identifié. Le second par contre, si.

Chaussé d’une paire de chaussures similaires à celles de son compagnon d’infortune et vêtu d’un pantalon bleu surmonté d’une chemise en pagne, il répond au nom de Tiéné Dan. Il est âgé de 19 ans et connu dans son entourage, pour être un carreleur. Mais pour ce cas-ci, notons que le choc est terrible pour l’un des policiers sur place. Cet agent des forces de l’ordre, un sergent répondant aux initiales de T.B et en service à la Bae ( Brigade anti-émeutes), identifie, en effet, le cadavre comme étant celui de son propre neveu vivant avec lui. C’est donc le flic, selon nos sources, qui confie que Tiéné Dan est parti de la maison depuis le jeudi dernier 16 décembre. Et comme il ne faisait pas signe de vie, il menait des recherches à l’effet de le retrouver, jusqu’à ce qu’il le découvre là, mort, ce jeudi 20 décembre.

Les deux corps sont enlevés et transférés à la morgue du Chu de Treichville, comme les trois premiers. Une enquête est en cours, pour savoir les circonstances exactes, dans lesquelles ces cinq individus ont trouvé la mort.

Source : Soir info Abidjan. 

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