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Guinée: les élus locaux prient Dadis d’être candidat

By on September 1, 2009

Un porte-parole des élus locaux de Guinée a publiquement demandé lundi au président autoproclamé du pays, Moussa Dadis Camara, de se porter candidat à la présidentielle du 31 janvier, au cours d’un grand rassemblement organisé par la junte à Conakry, a constaté l’AFP.

De l’intérieur du pays vers la capitale, des bus avaient transporté des centaines d’élus, préfets, gouverneurs et responsables administratifs. Trente-huit maires et 304 chefs des communautés villageoises étaient convoqués au Palais du peuple.

“Pour les prochaines élections présidentielles en Guinée, aucune candidature ne doit être exclue”, a affirmé lors du rassemblement, au nom de ses pairs, le président de la communauté rurale de développement de Sangarédi (nord).

Le capitaine Moussa Dadis Camara “est notre candidat et donc le candidat du peuple parce que nous sommes les élus du peuple (. . . ) Nous vous demandons sagement, M. le président, d’accepter de présenter votre candidature”, a-t-il conclu.

“Ils ont peur de ma candidature”

Des journalistes locaux ont affirmé que des élus locaux avaient reçu, la veille, de l’argent et des consignes pour vanter les mérites du capitaine.

Sans dissiper le flou autour de ses intentions, le chef de la junte a déclaré: “si vous voyez que les leaders politiques ont pratiqué la politique de la chaise vide, c’est parce qu’ils ont peur de ma candidature. (. . . ) Même si pour le moment je ne me suis pas encore déterminé, ils ont peur”.

Les représentants des “forces vives” – partis, syndicats et société civile – boycottaient cette réunion et avaient réaffirmé samedi leur “opposition catégorique” à sa candidature.

Echauffourées

Les militaires ont pris le pouvoir en Guinée le 23 décembre après la mort du président Lansana Conté qui a dirigé ce pays pendant 24 ans.

Lundi, selon des sources policières, des échauffourées ont éclaté dans certains quartiers de la banlieue de Conakry, quand des jeunes opposés au maintien du chef de la junte au pouvoir ont attaqué à coups de pierres les bus transportant les pro-Dadis.

Selon la police, une intervention rapide des forces de l’ordre déployées en masse a évité l’affrontement entre jeunes rivaux, mais les échauffourées ont fait au moins cinq blessés légers.

Afp

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